Savoir maigrir, le livre

20 juillet 2007

Dans son livre « Savoir maigrir », le docteur Jean-Michel Cohen met en évidence le paradoxe de notre société actuelle. D’un côté, les médias mettent en valeur des jeunes filles minces (maigres ?) et prônent un corps « dégraissé » comme critère de beauté. De l’autre côté, les industriels de l’agro-alimentaire mettent sur le marché de plus en plus de produits, plus de saveurs, des plats faciles à préparer, des produits allégés… Les grands groupes mettent le paquet pour gagner en visibilité et vont jusqu’à imposer leur produit dans les commerces ou payent les écoles pour accueillir des distributeurs de sodas et barres chocolatées. Sans compter la multiplication des fast-food, pizzeria, snack, friterie, plats à commander ou à emporter… « Quand réalisera-t-on la force du hiatus ? » (J-M Cohen).

Savoir maigrir de Jean-Michel Choen

M. Cohen dénonce tout ces régimes farfelus: « mangez à volonté sans effort et maigrissez rapidement ». Il termine son livre par des propos qui peuvent faire froid dans le dos mais qui font preuve de bon sens. Un « régime » est efficace si on est capable de s’y tenir toute une vie. Chose impossible si les changements alimentaires sont trop importants, les menus restrictifs, la sensation de faim permanente ou le régime inadapté à son mode de vie.

Lisez les témoignages des personnes qui souhaitent perdre du poids. La plupart chassent les produits caloriques. Or, l’ennemi ne se trouve pas dans la diversité mais dans les excès alimentaires. Comme dit l’expression: la dose fait le poison. Manger un paquet de frites à l’occasion n’est pas néfaste pour la santé. Manger tous les soirs des frites par contre peut devenir un problème. Dès lors qu’on apprend à manger intelligemment, c’est-à-dire en fonction de ses envies et de la valeur nutritionnelle des aliments, il n’y a pas de raison d’avoir faim ou de se priver. Mangeons de tout sans excès.

Je viens de vérifier une théorie à laquelle je n’y croyais pas du tout: on s’habitue à manger moins sucré. C’est la même chose que pour le sel. Certains salent leur plat avant même d’avoir goûté et augmente à chaque fois leur consommation. On peut faire le chemin inverse et diminuer progressivement les doses sans ressentir un manque. C’est un travail contraignant au début mais auquel on s’accommode assez vite. Ainsi, il est possible de se passer de dessert sucré sans avoir l’impression d’un manque. Entretenir le goût du sucré est un cercle vicieux auquel on a vite fait d’être dépendant.

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