Bigness, le business des grandes tailles

19 juillet 2008

Dans les années 60, on demande à un homme d’affaires de dynamiser les recettes d’une chaîne de cinéma américain. La principale recette n’est pas la vente de ticket mais la vente de consommables avant et après les séances: sodas, pop-corn… Le cinéma est vu comme un produit d’appel à la consommation de toutes ces saloperies. Malgré les efforts de Wallerstein, les bénéfices stagnaient. Selon lui, le client voulait consommer plus sans oser le demander. Comme si une gêne se présentait à lui. La solution était alors enfantine: augmenter la taille des portions.

Après quelques calculs de base, Wallerstein avait mis en évidence le faible coût de production des grandes taille. Il était en mesure de proposer des formats plus grands sensiblement plus chers que les tailles normales. L’intuition était la bonne et très vite la vente des portions extra-large dépassait celle des portions traditionnelles.

Cette notion de bigness ne se retrouve pas seulement dans les fast-food mais aussi dans la grande distribution. L’augmentation de la taille des sachets a un effet surnois sur le comportement des consommateurs. Des études montrent clairement que la consommation s’accroit en fonction de la capacité du contenant. Autrement dit, on étale plus de choco sur ses tartines avec un pot d’un kg qu’avec un pot de 250 g.

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