Champagne Aspasie
29 juillet 2009
Après notre visite des caves Taittinger, nous avions envie de visiter un endroit plus artisanal. De façon aléatoire, nous sommes tombés sur la maison Ariston Fils et son champagne Aspasie à Brouillet. L’endroit est superbe et enfoui dans des hectares de vignes. Je suis étonné par les teintes crémeuses de l’architecture depuis notre entrée dans la région champenoise. Cette couleur rappelle simplement la couleur du doux breuvage.

Maison Ariston

Vigne planté sur des coteaux

Vignoble de la région
La visite se fait en petit comité. Monsieur Ariston nous fait visiter toutes les étapes de la production du champagne: pressoir, cuves, pupitre. Avec ses 2 hectares de culture, il produit 100.000 bouteilles par an. Une goutte d’eau à côté des gros mastodontes comme Taittinger ou Moët & Chandon. Ceci dit, la maison participe à toutes les étapes de la chaîne: récoltant, manipulant et négociant. Par exemple, le champagne Castellane (groupe Laurent Perrier) produit 4 millions de bouteilles par an mais reçoit les mouts (jus de raisin) assemblés.

Le raisin pressé est mis en cuve pour une première fermentation

Pupitres de démonstration

Giropalettes
Grand étonnement quand on apprend que le bouchon de champagne a une forme parfaitement cylindrique. La déformation est induite par la forte pression dans la bouteille: +/- 7 bar de pression. Le verre des bouteilles a d’ailleurs été prévu pour résister jusqu’à 11 bar. Le bouchon du champagne est un concentré du meilleur liège pour éviter au maximum le bouchonnage. Il vient essentiellement du Portugal.

Bouchon avant d’être mis en bouteille et après le débouchage
Dans la discussion, je demande pour venir faire les vendanges. De nombreux amis sont revenus très enthousiastes de cette expérience. Un petit boulot saisonnier, dans un décor unique. Certes le travail est difficile, mais l’ambiance fait oublier rapidement la rude journée de travail. Sauf que, cette pratique tant à disparaître progressivement. Il suffit de quelques plaintes au ministère du travail de mécontents sur les conditions d’hébergement pour imposer aux vignerons des normes exigeantes. Résultat des courses, les exploitants préfèrent recruter la main d’œuvre de manouches à proximité. Les femmes viennent travailler le matin et repartent le soir.
On termine la visite par la dégustation de ce très bon champagne. C’est toujours un brut. Il parait que c’est le préféré des amateurs. C’est aussi celui qui se sert à l’apéro et pendant tout le repas, contrairement au demi-sec plutôt réservé au dessert sucré. Par la même occasion, M. Ariston nous montre sa collection de coquillages et autres trouvailles. Les plus anciens sont datés à 60 millions d’années.

Collection de fossiles
La visite nous a couté 5 € contre 8 € pour les caves de Castellane et 10 € pour Taittinger. Le magnum de champagne brut est aussi moins cher. A peine 13 euros pour un concentré d’amour et de passion contre 20 € chez Castellane et 35 € chez Taittinger. Une découverte enrichissante grâce à la sympathie et l’accueil chaleureux de la famille Ariston.
Tags : ariston, aspasie, champagne
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