Archives de avril, 2008
Le bouchon à vin
21 avril 2008
Un bouchon à vin est un accessoire fermant le volume de la bouteille pour éviter que le liquide contenu ne s’écoule ou s’évapore. Cependant la relation du vin avec l’air demande plus de subtilité.
À la fois poumon et filtre, le bouchon permet une circulation de gaz entre le vin et le milieu extérieur. Selon que cet échange sera équilibré ou non, le vin vieillira bien ou mal. Un bouchon court, poreux, permet des échanges faciles et active le vieillissement. Pour les grands vins que l’on veut conserver longtemps dans les meilleures conditions, on emploie des bouchons très longs, de première qualité.
Une autre qualité primordiale d’un bouchon est sa souplesse. Ainsi, après avoir été comprimé lors du bouchage, il doit « regonfler » pour obturer le goulot de façon bien étanche.
La fin du liège ?
Le liège (écorce du chêne-liège) est le matériau le plus communément utilisé pour les bouchons car il remplit ces exigences. Il est étanche, souple et poreux à l’air. Par contre, il est coûteux, perd de son élasticité après 5 ans et il est surtout responsable du fameux goût de bouchon qui détruit 15 % des bouteilles de vin.
Certains pensent que dans un avenir plus ou moins proche, le bouchon en liège sera progressivement remplacé par un autre bouchon plus fiable: la capsule à vis.
Recycler ses bouchons
Le liège est un matériau qui est disponible de manière limitée. Il faut entre 25 et 30 ans pour que l’arbre fournisse une écorce de qualité. Ensuite, il faut 10 nouvelles années pour que l’arbre reproduise son écorce. Le chêne-liège vit entre 100 et 200 ans alors que cet arbre qui n’a pas été écorcé peut vivre jusqu’à 300 ans.

La production de liège est croissante et depuis 1992 les producteurs raccourcissent les délais de croissance. Une des conséquences est la prolifération d’un champignon nuisible à l’arbre.
Le liège se recycle pour d’autres utilisations. Broyé, il peut servir d’isolant en bio-construction. Il est important de récupérer les bouchons usagés et de les déposer dans un lieu de récupération. En Belgique, des associations (Amis de la Terre), des magasins ainsi que des grandes surfaces reprennent vos bouchons. Pensez-y.
Ressources
Écoutez l’émission radio de Jean-Pierre Coffe: « Ça se bouffe pas ça se mange » du 19 avril 2008.
Tags : bouchon, coffe, vin
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Farine, 65 ou 85 ?
20 avril 2008
Débat très intéressant animé par l’ami Coffe sur le type de farine utilisé en boulangerie pour le pain de tradition. Après la guerre, le consommateur veut un pain bien blanc reflet de qualité. Or, on sait très bien que le pain blanc est en quelque sorte une hérésie nutritive puisqu’il est dépouillé de l’élément le plus important nutritivement parlant. En France, les boulangers sont passé sans trop de difficulté à la farine de type 55 à la 65 alors qu’elle n’offre que très peu de différence malgré ce que peuvent en dire certains. Entre la farine blanche et la farine complète il existe une alternative, la farine 85. Contrairement à la 65, elle est bien plus riche en fibres et en vitamines. Il faudrait pouvoir convaincre les consommateurs à franchir le pas mais il existent des résistances. La suite dans l’émission…
Émission radio animée par Jean-Pierre Coffe: « Ça se bouffe pas ça se mange » — Podcast France Inter du 12 avril 2008.
Tags : coffe, farine
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Pliage serviette: le bouquet
19 avril 2008
Plus simple, tu meurs ! Malgré tout, ce pliage de serviette donne du volume et de la couleur. À réaliser avec deux serviettes en papier et à placer dans un verre.
Tags : pliage, salle, serviette, vidéo
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Far breton
13 avril 2008
Dessert originaire de Bretagne consistant en une bouillie sucrée de lait, d’œufs et de farine, le plus souvent présentée (avec des pruneaux) comme un flan, sur fond de pâte.
Centre national de ressources textuelles et lexicales
À vrai dire, je ne connais pas du tout ce dessert. Il ressemble furieusement à un clafoutis aux pruneaux. À noter que dans la recette originelle, le far breton est nature; sans pruneaux ou autres fruits secs. Ensuite, il y a deux écoles, ceux qui prétendent qu’il faut laisser les noyaux afin d’exalter la saveur des fruits et ceux qui pensent que c’est beaucoup moins sexy d’avoir les noyaux en bouche.
Une recette simple, économique et pratique pour épuiser un vieux paquet de pruneaux ouvert dont on ne se sert plus.
Ingrédients
- 250 g de farine
- 150 g de sucre
- 350 g de pruneaux
- 4 œufs
- ¾ l de lait
- 1 grosse pincée de sel
- sucre glace
Préparation
- Faire gonfler les pruneaux dans du thé léger tiède.
- Égoutter les fruits secs et dénoyauter (ou pas) les pruneaux.
- Disposer la farine, sucre, sel en fontaine.
- Ajouter les œufs battus au centre et mélanger.
- Ajouter le lait et bien mélanger pour avoir une préparation homogène.
- Beurrer un moule, verser la préparation.
- Fariner les pruneaux (pour éviter qu’ils ne tombent dans le fond) et les disposer un par un de manière régulière dans le plat.
- Cuire une heure à 200 °C. Le dessus doit être bien coloré. Le far va gonfler à la cuisson, c’est normal.
- Poudrer de sucre glace.

Tags : breton, far, pruneaux
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Asperges à la flamande
8 avril 2008
Un plat typiquement de chez nous qui se fait de préférence avec des asperges blanches et surtout lors de la saison (fin mars à fin juin). Contrairement à la France, très friande des appellations d’origine contrôlée, la Belgique se limite à quelques produits, exit l’asperge blanche. J’ai mis certains mots en gras pour insister sur leur importance.
Ingrédients
- 1 botte d’asperges blanches fraiches
- 125 g de beurre
- 2 œufs
- persil haché
- sel, poivre, muscade
- vert de poireau
Préparation
- Peler soigneusement les asperges. Tenir la pointe d’une main et peler de la tête au pied. L’asperge doit être déposée sur la planche à découpe pour éviter de casser les plus fragiles. Couper une partie du pied pour ne conserver que la partie tendre. Réserver les chutes.
- À l’aide d’une ficelle alimentaire, lier en botte (évite de s’abîmer à la cuisson) puis couper l’extrémité pour avoir des asperges de même calibre (important pour la cuisson). Mettre sur le feu une casserole avec de l’eau, sel et jus de citron. Ajouter les chutes. Dès les premières ébullitions, plonger la botte. Cuire quelques minutes à découvert. Vérifier la cuisson à l’aide d’un couteau; elles doivent rester croquantes. Rafraichir pour fixer la couleur et stopper la cuisson, égoutter et réserver.
- Cuire les œufs mollets (5-6 min) et les écraser à l’aide d’une fourchette. Ajouter le persil haché, sel, poivre, muscade (bien insister, d’où le terme « à la flamande ») et le beurre fondu en dernier.
- Présenter les asperges en ballotin à l’aide de tranches de vert de poireaux. Verser le beurre/œufs sur la base (pas les têtes !) des asperges.
Tags : asperge, belgique, flamande
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