Archives de février, 2009

Xenical, pilule anit-obésité

8 février 2009

L’industrie pharmaceutique regorge d’idées pour mettre au point le énième produit révolutionnaire contre les kilos superflus. Tout est bon pour convaincre ces hommes, et surtout ces femmes, à en finir avec la cellulite et les bourrelets disgracieux. Et quoi qu’on en dise, il n’existe pas de pilule miracle. Et c’est tant mieux ! On ne peut pas résoudre un problème aussi complexe que le surpoids ou l’obésité en gobant une petite gélule. Quand bien même il aurait un effet visible, l’arrêt du médicament provoque inévitablement une reprise de poids, souvent plus importante. Il est plus intéressant d’avoir une réflexion sur ses habitudes alimentaires et déterminer ses faiblesses avec l’aide d’un spécialiste.

Malgré ces précautions bien sages, il y aura toujours des gens pour espérer maigrir rapidement, sans rien faire, ou mieux encore, en mangeant à volonté ! Le cas le plus connu est celui du Xénical. Accessible sur ordonnance, il empêche les lipides de pénétrer dans le tube digestif. Tout n’est pas aussi rose qu’on veut le faire croire. Premièrement, le traitement est réservé aux personnes fortes (IMC > 28). Aussi, il doit être accompagné d’un régime alimentaire. Plus délicat, il occasionne des effets secondaires désagréables: crampes intestinales, diarrhées intempestives, incontinence fécale, maux de tête.

D’un point de vue commercial, le Xénical est en fin de vie. Il souffre également d’une mauvaise image en raison des critiques acides et de la forte suspicion de ses performances par les experts de la santé. L’industrie pharmaceutique lui a donc donné une deuxième jeunesse. On garde le même produit, la même firme (GSK) mais on change de nom (Alli) et de conditionnement (60 g au lieu de 120 g). La perte de poids (régime + traitement) est évaluée à 4,4 kg sur 6 mois en moyenne.

Déjà en vente libre aux États-Unis, Alli est un succès commercial. Il fera son apparition sur le marché belge et français à partir de mai 2009. Il sera accessible sans ordonnance en pharmacie. Le risque de ce « médicament » est d’attirer des personnes avec seulement quelques kilos en trop. L’autre dérive se situe au niveau de la posologie; les doses sont multipliées par manque de résultat. En principe, le pharmacien devrait jouer son rôle préventif et refuser la vente du produit si nécessaire (il en va de sa responsabilité).

Source: À la carte, « Pilule minceur » – France3.
À voir également « La minceur en ligne de mire » d’Envoyé Spécial.

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Les soupes

8 février 2009

La soupe maison, rien de tel pour se régaler. Il en existe pour tous les goûts, salées mais aussi sucrées. Cependant, on a pas toujours le temps de préparer sa petite soupe dès lors les soupes industrielles sont une alternative. Elles ont l’avantage de se conserver facilement, économise le temps de préparation et offre une large gamme de légumes toute l’année. Inconvénients, elles sont souvent plus coûteuses, plus caloriques, riches en sel et exhausteur de goût.

Émission radio de la RTBF Bientôt à table: « Les soupes » – 07/02/2009.

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Bière open source

8 février 2009

C’est fascinant les possibilités d’internet et les nouveaux modèles qui émergent. C’est le cas par exemple de la free beer. En gros, ce sont des passionnés de bières qui proposent leurs propres recettes à des brasseries. Le principe du logiciel libre n’est plus immatériel mais s’applique à un produit de consommation de la vie courante. La recette est donc fournie avec le produit et libre à chacun de la réutiliser, la modifier ou même de commercialiser le produit sous certaines conditions.

Free beer
Crédit photo: AGoK

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La passivité des blogs de cuisine

6 février 2009

Je suis abonné à une trentaine de blogs de cuisine et ça ne date pas d’hier. La plupart, se contentent de reproduire des recettes, faire l’éloge d’un gadget indispensable, retranscrire un week-end formidable dans tel ou tel restaurant. Ça manque cruellement d’engagement, de prise de position. Aucun coup de gueule, pas de critique ouverte, rarement un mot plus haut que l’autre. Pourtant, s’il y a bien un secteur qui a le mérite d’être critiqué c’est bien celui en rapport avec notre alimentation. Pourquoi cette omerta récurrente dans les blogs culinaires ?

Trois singes

Cela fait quelque temps que ce sujet me trotte en tête. Le billet auto-censuré chez Requia m’a poussé à réagir. On y trouve ces mots très durs: Comme visiblement on n’a plus le droit d’exprimer son opinion sans se faire insulter et menacer, le billet de la polémique a été supprimé une nouvelle fois et définitivement. Je n’ai pas suivi la polémique et je ne sais pas de quoi il s’agit mais je connais bien le problème des commentaires. L’anonymat donne à certains le droit de déverser leur haine ou de provoquer les autres. La possibilité de réagir sans dévoiler sa véritable identité devient vite problématique sur des sites à forte audience. Je comprends donc parfaitement son écœurement. Par contre, je trouve dommage de renoncer à sa liberté d’expression à cause de quelques imbéciles masqués.

Affirmer ses opinions c’est prendre parti, c’est se positionner par rapport à un sujet. Inévitablement, cet engagement volontaire est une prise de risque car on ne peut pas plaire à tout le monde. Et même si certains parlent des blogs comme une révolution d’expression, elle est encore sous-exploitée pour une question de confort personnel. Le consensuel c’est tellement plus facile et plus fédérateur. On s’évite beaucoup de tracas mais on passe à côté de l’essentiel.

Aussi, quand on vit en partie grâce à la pub, il vaut mieux se faire plein d’amis. Un langage très lissé, consensuel, des compliments à tire larigot génère des liens, du trafic, des clics, du fric. Faire parler de soi, surtout en bien pour tenter peut-être d’apparaître dans le top 10 des classements bidons. Difficile aussi de critiquer un livre quand on essaye de valoriser les siens. Les exemples ne manquent pas dès que la pub fait son intrusion. Je pense notamment aux billets sponsorisés, le partenariat, le placement de produit… Techniques sournoises vis-à-vis desquelles certaines blogueuses se targuent d’être totalement indépendante.

Je ne comprends pas très bien comment on peut tomber éperdument amoureux de la cuisine et s’intéresser de très loin aux matières premières, aux méthodes de production, à l’artisanat, au bien être animal, au respect de l’environnement. Présenter un blog comme un beau livre de cuisine largement illustré c’est dénué d’intérêt. Cela ressemble au paradoxe du supermarché: une abondance à l’étalage alors que notre écosystème est menacé.

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Une bière trappiste, kezako ?

2 février 2009

Afin de prétendre à la dénomination de « trappiste » décerné par l’Association Internationale Trappiste, la bière doit être brassée et contrôlée par les moines, confectionnée dans l’abbaye et l’activité doit uniquement servir à subvenir aux besoins de la communauté monastique. Un point d’honneur est mis sur la qualité de la bière et les productions sont donc limitées. À ne pas confondre avec une « bière d’abbaye » (Leffe, Grimbergen, Maredsous) qui se sont largement industrialisées mais portent toujours cette dénomination d’antan. Actuellement, il existe 7 bières trappistes dans le monde: 6 en Belgique et une aux Pays-Bas.

En Belgique, trois viennent de Wallonie: Chimay, Orval et Rochefort). Trois autres viennent de Flandre: Westmalle, Westvleteren et Achel. La Trappe est la dernière produite en Hollande. Ce sont généralement des bières à haute fermentation donc assez fortes. Une Rochefort 10 à 11,3 % se boit avec délectation, mais les effets de l’alcool se font vite sentir. Autant le savoir avant de commencer.

Si on en croit la définition de la trappiste, elle doit respecter trois critères. Pourtant, c’est loin d’être le cas dans la pratique. J’ai contacté les 3 brasseries wallonnes afin d’en savoir un peu plus, mais elles sont restées très laconiques. D’après ce que je sais, la Chimay n’est plus brassée dans l’abbaye même. La production est prise en charge par une société tierce et décentralisée de l’abbaye. Les lieux ne sont pas autorisés au grand public. Aussi, la production est suffisante pour fournir allègrement la grande distribution et 13 autres pays de l’Union européenne.

Trappistes belges

Il en va de même pour les autres trappistes, à l’exception de la Westvleteren. La plupart sont facilement accessibles dans le commerce traditionnel, à la pièce, par lot de 6 ou carrément par bac entier. Et pour une première dégustation, certains commerçants vendent un assortiment des 6 bières belges. On les retrouve également à la carte de nombreux cafés dans toutes les villes du pays. L’industrialisation a pris le pas sur les valeurs initiales de la trappiste et le moine consciencieux habillé de sa toge n’est plus qu’une idée gravée dans l’inconscient collectif et entretenu par le marketing.

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