Archives de mars, 2009
Soupe à l’ortie et à l’ail
11 mars 2009
J’ai participé à un échange sur l’utilisation de l’ortie dans la nourriture. Jean-Luc s’est lancé dans la culture d’orties et cultive à ce jour ½ hectare. Contrairement à ce que l’on croit, l’ortie ne pousse pas n’importe où. Elle a besoin d’un sol riche en matières organiques en décomposition (sous-bois, fumier, humus). C’est une plante très très résistante et rarement « malade ». Elle héberge aussi de nombreux insectes. Il ne faut pas confondre l’ortie avec lamier qui ne pique pas. L’ortie est soit femelle ou mâle, cela dépend des plans.
Pour la culture, Jean-Luc cueille la plante à 20, 25 cm maximum grâce à un engin motorisé qui coupe et ramène l’ortie sur un tapis roulant. Une première coupe se fait à la mi-avril. Une deuxième à la fin mai, début join. Une dernière en septembre mais ne sera pas récoltée.
L’ortie est agrémentée dans toutes sortes de préparation: moutarde, gaspacho, potage et même en salade. Il parait qu’elle ne pique plus une fois en bouche. Dans le potage, on utilise aussi bien les feuilles que la tige mais ne doivent pas dépasser les 25 cm.
Ingrédients
- 1 grosse tête d’ail
- 50 g de vermicelle (cheveux d’ange)
- 3 jaunes d’œuf
- 40 g d’orties
- 1,25 l de bouillon de volaille
- vinaigre de vin
Préparation
- Faire suer l’ail dans l’huile d’olives.
- Mouiller au bouillon et cuire 15 min.
- Étuver les orties au beurre.
- Passer le bouillon et cuire les vermicelles 5 min.
- Rassembler les orties et le bouillon.
- Dans un bol, détendre les œufs dans un peu de vinaigre et du bouillon.
- Ajouter les œufs à la préparation hors du feu
Tags : ortie, potage, soupe
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Pascale se dévoile
5 mars 2009
Eco89, petit frère de Rue89 pour ceux qui connaissent, fait une rencontre avec Pascale. Blogueuse passionnée de cuisine, c’est une des rares à « vivre » de son blog et des activités complémentaires. Je suis un fidèle lecteur depuis bien des années. J’apprécie beaucoup sa grande générosité, sa gentillesse et son style rédactionnel. Les recettes ne sont pas simplement placardées mais remises dans un contexte, une atmosphère qui crée une relation presque intime avec le lecteur. Cela dit, ça ne retire pas la critique que j’ai faite sur le côté très consensuel et presque platonique d’un blog parfumé à la pub.

On apprend que la jeune femme a été informaticienne pendant plus de 15 ans chez IBM (qui l’eu cru !). Avec beaucoup de transparence, tout comme l’a déjà fait Eric Dupin pour son blog professionnel, elle révèle les dessous de table de son activité. Grosso modo, elle peut compter sur un revenu de 1500 euros mais c’est sans compter les dépenses pour tester de nouvelles recettes et les cotisations souvent lourdes. Dur dur le métier de blogueur à temps plein.
Tags : blog, pascal, recette
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Pissaladière
4 mars 2009
Avouez que le nom est biscornu. J’ai découvert ce plat par une amie française. La pissaladière est une spécialité de Nice. Elle se compose d’une pâte à pain pour la base, recouverte d’oignons émincés et d’une pâte de sardines et d’anchois appelée « pissalat ». À défaut de pissalat, on recouvre de filets d’anchois et de petites olives noires… niçoises. Honnêtement ça casse pas des briques mais c’est sympa en apéro.
Ingrédients
- 1 rouleau de pâte feuilletée
- 10 oignons moyens
- 8 anchois
- 1 càc d’origan séché
Préparation
- Émincer les oignons, laisser fondre dans une poêle pendant 30 minutes sur feu doux, sans coloration.
- Piquer la pâte à la fourchette et répartir les oignons cuits.
- Parsemer d’origan, olives et anchois.
- Enfourner pendant 20 min. à 180 °C afin de dorer la pâte.
- Servir chaud ou froid avec une salade verte.

Tags : anchois, oignon, olive
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Les fraises, en mai et pas avant !
3 mars 2009
En Belgique, la saison des fraises commence en mai et se termine fin juillet. Enfin… on trouve ce fruit rouge déjà bien avant sur les marchés. Cette variété de fraise précoce grandit sous serre. Elles sont forcément un peu plus cher à l’achat et moins goûteuses. Mais, est-on obligé de participer à un tel gaspillage écologique pour satisfaire nos petits plaisirs ? Des fraises belges oui mais pas n’importe lesquelles !
À côté des produits du pays, on trouve aussi des fraises d’Espagne, du Maroc ou d’autres contrées lointaines. C’est un gaspillage environnementale: serres chauffantes, transport par camion ou avion, utilisation de pesticide, épuisement des nappes phréatiques… Qui plus est, les conditions des travailleurs nord-africains, est-européens sont souvent déplorables.
Pour toutes ces raisons et bien d’autres (cf: l’article de Claude-Marie Vadrot ou le film documentaire El Ejido), attendez que nos bonnes fraises arrivent à maturation. Ainsi, vous ne vous rendez pas complice d’un gâchis écologique et humanitaire. Au contraire, vous faites profiter l’agriculture locale de saison. Retenez que les fraises ça commence en mai et pas avant. Et oubliez la congélation. En plus d’une dépense d’énergie, c’est franchement pas terrible.
[ Edit 03/05/09 ] Les fraises belges sont arrivées dans nos supermarchés. Elles viennent de Flandre et sont produites dans des serres, sur des plateaux à hauteur d’homme pour faciliter la cueillette. Ces fruits de chez nous sont plus chers (2,69 €/kg) que les hispaniques (0,99 €/kg) ! Cela montre bien que le coût de la main d’œuvre a une impact direct sur le prix. Pour ceux qui attendent les fraises de Wépion, cueillies à la main à même le sol, elles seront donc encore plus coûteuses. Et concernant le goût, pour avoir comparé les deux, les espagnoles sont bien plus sucrées. Au final, à moins d’être sensibilisé, le consommateur est guidé par des critères pratiques (prix et goût).
Tags : fraises, fruit, saison
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