Archives de la catégorie ‘Vins & alcools’
Beaujolais nouveau
8 novembre 2010
Chaque année, on fête la sortie du beaujolais nouveau le troisième jeudi de novembre. C’est un vin très jeune produit dans le vignoble de Beaujolais. Les raisins sont récoltés en septembre avant d’arriver à maturation. Ses saveurs dominantes sont le fruité et l’alcool. Beaucoup disent que c’est un vin très moyen. C’est avant tout un grand coup marketing et un prétexte pour se réunir entre amis. Quelques passionnés prétendent qu’il en existe de très bons. Le beaujolais nouveau ne se conserve pas mais se déguste sans plus attendre. Il se boit assez frais : entre 12 et 14 °C (2 heures de frigo). Expédié par avion, plutôt que par bateau comme le vin nouveau intalien (vino novello), il est assez onéreux.
Tags : aoc, beaujolais, novembre, vin
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Musée de la bière à Schaerbeek
6 septembre 2010
Je suis allé (par hasard) au musée schaerbeekois de la bière. Il s’agit bien d’un musée et non d’une brasserie. On trouve: une collection impressionnante de bières en bouteille ainsi que les verres assortis, un espace didactique sur la confection de la bière et enfin un bar. On peut évidemment se délecter de la schaerbeekoise. Une bière ambrée à 90° très proche d’une bière brune de table. Elle a été spécialement élaborée pour le musée par une brasserie située à Montignies-sur-Roc près de Mons.
Dans la foulée, j’ai découvert le stoemper; ustensile en métal muni d’une longue tige. Les dames de l’époque ajoutaient des morceaux de sucre dans le fond de leur verre à Kriek et broyait le sucre à l’aide du stoemper. Depuis, les industriels sont passés par là et la Kriek industrielle actuelle n’a plus rien avoir avec la lambic fruitée de l’époque.
Tags : bière, musée, schaerbeek
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Spritz
18 juillet 2010
Apéritif très rafraîchissant pour les périodes de canicule. D’après ce qu’on en dit, c’est un incontournable à Venise. C’est une boisson relativement amère et ne conviendra pas à tout le monde. On vend l’apéro tout fait, avec ou sans alcool mais il porte d’autres noms.
Ingrédients
- 40 % d’Aperol [¹] ou Campari
- 60 % de Proscequo (vin blanc pétillant)
- quartiers d’orange
- glaçons
- eau gazeuse (facultatif)
Préparation
- Verser l’Aperol puis le vin bien frais.
- Ajouter un quartier d’orange et les glaçons.
- Éventuellement, on peut allonger un peu à l’eau gazeuse.

Tout autre chose, la déjantée chanteuse Lady Gaga n’hésite pas à faire du placement de produit dans ses clips dont le Campari.

Clip Love Game de Lady Gaga
[¹] L’Aperol ne se trouve pas facilement dans la grande distribution. Il faut plutôt chercher du côté des magasins spécialisés ou les grands distributeurs. À défaut, le Campari se rapproche de l’Aperol en étant un peu plus amer.
Tags : alcool, orange, spritz, vin
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Brasserie Cantillon
17 mai 2010
Je suis allé à une des dernières brasseries du pays à Bruxelles (Anderlecht): Cantillon. Le musée de la gueuze est ouvert tous les jours sans rendez-vous. L’accueil est très agréable et on y passe un bon moment. Le maître des lieux a fait le choix de continuer la méthode ancestrale de faire de la bière, suivant une fermentation spontanée grâce aux levures « sauvages ». On laisse la nature faire les choses d’elle même: pas de levures ajoutées ni de gaz. C’est beaucoup plus lent mais le résultat au final est assez différent de ce qu’on a l’habitude de boire et surtout c’est fait avec plein d’amour.

Extérieur de la brasserie Cantillon

Plaque au bar
Il fut un temps où il existait une centaine de brasseries uniquement à Bruxelles. Aujourd’hui, il ne reste plus que Cantillon et ses 1.200 hectolitres par an dans le meilleur de sa forme. Un grain de houblon à côté des grands groupes mais la philosophie n’est pas de faire du chiffre. Ici, on laisse le temps au temps et le processus de fabrication d’une bière met environ 2 ans et demi, trois ans alors qu’il faut 6 jours aux brasseries modernes !
La lambic est composée d’éléments simples: de l’eau pure, de l’orge maltée et de la fleur de houblon. Le tout est mélangé et mis à bouillir pour faire réduire le mélange et concentrer les sucres naturels. Le futur lambic est alors refroidi dans des grands bacs en cuivre non étamés. De cette façon, il va pouvoir être contaminé par une bactérie présente naturellement dans l’air dans la vallée de la Senne et dans le Pajottenland. Bien des tentatives en dehors de la ville se sont soldées par un échec. Ensuite, il y a fermentation puis élevage en fût de chêne.

Intérieur d’une cuve

Bac refroidissoir de 7.500 litres

Tonneaux, lieu de la fermentation
À l’accueil, on nous demande notre nationalité. « Tiens des Belges, ça nous change ». Visiblement, on vient des 4 coins du monde pour visiter une des dernières brasseries à l’ancienne. Les grands groupes ont le privilège d’être accompagné d’un guide pour la visite. Par contre, les visiteurs spontanés reçoivent simplement une information générale au préalable et un livret pendant la découverte des lieux. Nous croisons un groupe d’Allemands, des Américains et des charmantes Suissesses.
En fin de parcours, une triple dégustation est offerte: Gueuze, Kriek et Framboise. C’est un goût bien particulier. Rien à voir avec les bières du commerce. C’est acide mais reste agréable à boire. Je trouve la Kriek assez fade pour la simple et bonne raison que je la compare à ce que je connais. Ici, tous les sucres ont été transformés lors de la fermentation. La framboise est plus fruitée et très rafraîchissante.

Dégustation

Kriek faite naturellement
Tags : bière, bio, brasserie, bruxelles, cantillon, gueuze, kriek, lambic, musée
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Vins de Toscane
7 mai 2010
Pour un travail d’œnologie, je me suis risqué à présenter le vin de Toscane. Pour le choix des bouteilles, je me suis rendu dans une boutique spécialisée « Italia Autentica » à Wavre. Tous les produits viennent directement du pays. Malheureusement, le personnel est totalement incompétent. C’est à peine si ils savent situer la Toscane sur une carte. Ce n’est pas là que j’achèterais mon vin. Finalement, je choisi un traiteur spécialisé.
Avant les années 60, le vin italien est de piètre qualité. Mal travaillé, il est souvent acide, les tanins sont austères. Après une remise en question profonde, une amélioration des techniques de vinification (inspirée de la France) et la mise en place d’une classification des vins, l’Italie actuelle peut se vanter de produire des grands vins.
Chianti — Vin rouge italien, il est célèbre dans le monde entier. Il provient de la région portant le même nom. Le chianti classico se boit dans l’année. Il est reconnaissable à sa bouteille typique: la fiasque (large panse et support en osier). Le Chianti riserva a 3 ans d’âge en fût de chêne. Il se conditionne plus volontiers dans des bouteilles de type bordelaise.
Il existe toute une série d’appellation pour le vin italien. J’ai d’abord pensé que les appellations les plus sévères se font sur des vins de prestige. En fait, il n’en est rien. Dans les grandes surfaces, vous trouverez sans peine un Chianti sous appellations DOCG (reconnaissable à son étiquette rose sur la bague de la bouteille) à 4 euros qu’un Brunello di Montalcino à 15 euros.
- DOCG: dénomination d’origine contrôlée et garantie
- DOC: dénomination d’origine contrôlée
- IGT: indication géographique typique
- Vin de table
C’est amusant, cette semaine Aldi met en avant plusieurs alcools (grappa), liqueurs (limoncello) et vins d’Italie. On trouve le Chianti classico à 6 € (DOCG, 2007), la fameuse fiasque Rosso Toscano (IGT), le Prosecco à 7 € (cépage proseco, DOC), le Barolo (cépage nebbido, DOCG 2005) et le Brunello di Montalcino à 14 € (DOCG).
Tags : chianti, sangiovese, toscane
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