Archives de la catégorie ‘Diététique’

Étiquettes: à qui servent les AJR ?

10 juin 2011

Sur certaines étiquettes, on retrouve deux types d’informations: les ingrédients (lait, sucre, fraises) ordonné par importance et la composition nutritionnelle (énergie, protéines, lipides). Cette dernière n’est pas obligatoire sauf si la publicité met en évidence des propriétés nutritionnelles particulières (riche en calcium, en fer) ou des effets sur la santé liés à la consommation de l’aliment (facilite le transit intestinal, renforce les os).

Le Plan National Nutrition Santé (PNNS) nous recommande — entre autre — une alimentation diversifiée, riche en fibres et pauvre en graisses. Du coup, l’affichage des ces données nous aiderait à faire le bon choix nutritionnel. Bon, je veux bien le croire. J’ai pris un exemple concret: des Chocapic de chez Nestlé. Sur l’emballage, on peut lire« Garantie avec du blé complet », « Céréales enrichies en 8 vitamines, calcium et fer ». Comme le veut la loi, un tableau reprend le pourcentage des vitamines.

Extrait de l'emballage d'une boîte de Chocapic

La première colonne est le nom de la vitamine, la deuxième correspond aux AJR d’une portion de 30 g + 125 ml de lait demi-écrémé (appréciez la subtilité !), la dernière redéfinit les valeurs pour 100 g. Autrement dit, si je prends un bol de Chocapic, je rempli 25 % de mes besoins en vitamines C, B2, PP, B6… Toujours sur l’emballage, ces informations sont basées sur une moyenne, à savoir un adulte avec un apport moyen de 2.000 kcal.

Première observation: le pourcentage des apports journaliers recommandés dans cette boîte de Chocapic sont ceux de la CE. Je les ai comparé à une brochure du Plan National Nutrition Santé. Il est amusant de constater un écart plus ou moins important des chiffres. Le monde scientifique n’est donc pas unanime sur la question. On imagine que chaque industriel se sert de la moyenne qui lui convient pour valoriser ses produits. J’ose espérer une obligation légale de se référer à une même source pour éviter d’embrouiller, encore un peu plus, le consommateur. Reste la question fondamentale: comment sont calculés ces besoins ? En l’état actuel des connaissances, nous sommes loin de connaître les réactions de l’organisme dans l’absorption et l’assimilation des aliments.

Deuxième observation: il est question d’une moyenne. A chacun de relativiser ces données par rapport à sa situation. Un adolescent sportif en pleine croissance et en bonne santé a des besoins différents de ceux d’une personne âgée alitée ou d’une femme enceinte. Une approche à la grosse louche pour tout le monde en général, pour personne en particulier. Au mieux, ces indications viennent en aide aux personnes avec une alimentation bien particulière (pauvre en sel, riche en telle vitamine) dont les besoins ont été soigneusement mesurés.

Cette règlementation – légitime a priori – sert surtout les industriels de l’agro-alimentaire. Le discours centré sur des mots magiques liés à la santé (céréales, blé complet, vitamines, minéraux) renforce le sentiment du consommateur de faire un geste pour sa santé. Cette histoire d’apports journaliers n’est que de la poudre aux yeux pour diminuer les réticences et inciter à la consommation.

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Weight Watchers

8 février 2011

J’en avais souvent entendu parlé sans savoir réellement de quoi il retourne. Je me suis donc pointé à la réunion hebdomadaire de ma petite ville. Prenez un endroit quelconque, disposez quelques chaises, une table et plantez-y au milieu un adepte* de longue date. Voilà donc tout ce qui faut pour mettre sur pieds une réunion Weight Watechers. Chaque nouveau membre paye les frais d’inscriptions (15 € la première fois) ainsi que la rencontre (11 €). La première réunion est généreusement offerte. En échange, on reçoit un beau petit carnet avec le fonctionnement des rencontres, le programme de la semaine, un listing des aliments avec leur valeur en ProPoints

Sur les 25 participants, seulement 3 hommes. Dès l’inscription, chacun passe au pèse-personne. Situation plutôt cocasse. Une fois tout ce petit monde installé, la coach accueille les nouveaux, s’inquiète de la progression des jeunes recrues. Les participantes interagissent alors que d’autres évoquent des difficultés à respecter le programme. Ensuite, pendant 30 minutes c’est un discours sans beaucoup d’intérêt, des banalités sur le fonctionnement de notre organisme, des conseils nutritionnels connus de tous. Rien de neuf sous le soleil.

En fonction du sexe, l’âge, le poids et la taille, le coach attribue un ratio de points. On ne compte plus les aliments en calories mais en points. Ce qui revient pratiquement à l’identique. Une poignée de chips: 3 points. Une portion de saumon fumé: 2 points. Une ration de calamars frits: 14 points. Dans mon cas, j’obtiens 45 points à dépenser chaque jour. J’ai droit également à une réserve de 39 points bonus à dépenser (ou non) tout au long de la semaine.

Ce mode alimentaire oblige donc à connaître la valeur en ProPoints de chaque aliment. Au début, il est donc impératif de tout noter et peser ses aliments. C’est effectivement très utile en début de régime pour détecter les comportements excessifs et avoir une idée de ce qui cloche dans son alimentation. Personnellement, je n’adhère pas du tout à ce mode opératoire. Je préfère de loin faire appel à ma raison quand il s’agit d’alimentation. Je reste le seul à savoir si j’ai suffisamment manger, si c’est de la gourmandise. Le plus difficile est sans doute de rester honnête avec soi-même.

Bref… L’expérience est intéressante mais ne me convient pas. Je préfère de loin avoir un échange individualisé avec un nutritionniste pendant une heure plutôt que 4 réunions impersonnelles.

* Contrairement à ce que je croyais, le coach n’est pas un professionnel de la nutrition mais un simple animateur.

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Montignac: régime de forçat

1 janvier 2011

Pour contrer un léger surpoids, je suis allé voir mon médecin pour savoir ce qu’il en pensait. Très étonné, il m’a parlé de la méthode Montignac. Il en parlait tellement bien, que ça devenait presque suspect. Heureusement, d’autres régimes sont venus dans la discussion. Et puisqu’il entamer un régime comme on entre en guerre, j’ai commencé par lire « Je mange donc je maigris ».

Au temps le dire tout de suite, ça m’a gonflé dès la première page. La préface est un témoignage neuneu d’un cardiologue canadien. La méthode paraît miraculeuse et sans contrainte. Vous avez toujours rêvé de perdre des kilos mais sans succès, alors Montignac est fait pour vous. Ensuite, il démonte le modèle diététique communément accepté par notre société fondé sur les calories. Étrangement, ces menus ressemblent furieusement de ceux qu’il dénonce. On en arrive très vite à parler des aliments. On commence avec le sucre. Je m’arrête d’être ouvert à la méthode quand je lis des affirmations telles que: « Ne consommez donc plus de sucre !». Voilà donc une position radicale qui a le mérite d’être claire. Tout le reste c’est du même genre.

Le régime se fait sur deux phases et la première consiste à détecter l’indice glycémique des aliments. Il faut évidemment privilégier ceux à taux faible (en-dessous de 35). Pour avoir une idée de ce qui est interdit (pas bien !), toléré (pas bien !) et conseillé (bien !), consultez le tableau de l’index glycémique. Du coup, ça fait de la méthode un régime sans restriction. C’est certain, on peut mal de grossir avec des lentilles, des carottes et des asperges. Voilà comment l’auteur arrive à baser toute sa communication sur le manger à volonté. Pour pinailler un peu, et relever une contradiction de plus, il suggère tout de même de manger généreusement au matin, moyennement à midi et très léger au soir.

Maigrir avec la méthode Montignac

Sur le recto du livre, on trouve cet extrait: « Sans privation, sans restriction et d’une efficacité durable… ». Tout le livre n’est que privation ! Et je ne suis pas de mauvaise foi. Vous n’avez pas droit au sucre, pommes de terre, certains légumes cuits, alcool, café, limonades, jus de fruits… Vous sont autorisés les yahours maigres, les légumineuses, certains fruits uniquement à jeun, aux pâtes que si elles sont intégrales ou si elles sont au blé dur et pastifiées (cette information est invérifiable en pratique). En fin de compte, votre petit déjeuner c’est du pain intégral avec un yaourt nature et des flocons d’avoine. Hmmm… quel régal&nbsp! Et en allant voir sur les forums, je vois des gens désemparés parce qu’ils ne savent pas si tel fruit sec est autorisé ou non.

Il faudra qu’on m’explique comment on fait pour passer d’une alimentation débridée sans limites à un régime aussi sévère. Et à lire les propos de Michel Montignac, il n’y a pas de place pour le laxisme dans la première phase. Au restaurant, remplacez les glucides par des crudités. Chez les amis, faites semblant de boire du vin. Au boulot, prévoyez votre plat de lentilles. Selon moi, c’est la meilleure méthode pour faire des personnes frustrées et coupables dès qu’elles transgressent les consignes. Certes, la phase deux est plus souple mais le message en filigrane est toujours du même genre.

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Manger quand on a faim

9 juillet 2009

Il vaut mieux manger quand on a faim et inversement. La faim est entendu ici comme un besoin physiologique et non comme une envie passagère d’aliments préférés. Cela semble tellement évident et pourtant. Les médecins et les nutritionnistes nous bassinent les oreilles sur l’importance du petit déjeuner. Il faut manger, et bien manger, à titre préventif. Ne dit-on pas qu’il faut manger comme un roi le matin, comme un prince le midi et comme un pauvre le soir. Sauf que le matin, on préfère rester sous la couette le plus longtemps possible et le petit déjeuner est souvent avalé en quatrième vitesse sans aucune faim, sans aucun plaisir.

Aussi, on nous a habitué à manger à des heures régulières, de manière ponctuelle, trois fois par jour. Ce nombre de trois repas par jour et cette fréquence ne repose sur rien si ce n’est le côté pratique dans la vie quotidienne. On n’imagine mal des employés manger selon leur envie. Notre rythme de vie nous oblige à programmer nos repas à l’avance sans tenir compte de nos besoins. Faim ou pas faim, c’est l’heure de manger au détriment parfois de nos besoins. Trop tôt, l’envie n’y est pas et on mange sans plaisir. Trop tard, on est affamé et on dévore tout ce qui se présente sous la main.

Le mieux est de bien se connaître et prévoir des petits « grignotage » au moment voulu. Vous n’avez pas faim à 7h30 mais plutôt vers 10h30 ? emportez un petit déjeuné au boulot. Mangez plus souvent tout au long de la journée. Trois, cinq, dix fois sur la journée peu importe. Le plus important est la prise calorique totale sur une journée. Mangez avec modération et soyez attentif aux signaux de votre organisme.

La sensation de satiété arrive au cerveau après 20 minutes. D’où l’importance de bien mastiquer, manger lentement et se concentrer sur ce moment. Ce n’est pas évident, tant les distractions sont multiples. Arrêtez de manger quand une satiété modérée apparait. Vous êtes encore capable d’avaler des aliments mais vous laissez le temps aux signaux d’arriver au cerveau. Cela peut être frustrant surtout quand les aliments sont goûteux et nous donne du plaisir.

Avez-vous déjà fréquenté un restaurant gastronomique ? Les mets sont délicats et servis en petites quantités. La maison mise avant tout sur la qualité que la quantité. Le but n’est pas de se remplir la panse mais d’apprécier une bonne cuisine. Pour beaucoup, ressortir du restaurant avec une satiété raisonnable est mal vécu avec cette impression de ne pas en avoir eu pour son argent.

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S’interdire c’est grossir à coup sûr !

29 juin 2009

Je me souviens des propos de ma diététiciennes: « Êtes-vous capable de vous priver de tel ingrédient à vie ? ». Suis-je capable de me priver d’un bon paquet de frites, de toutes ces bonnes pâtisseries, des chips et autres amuse-gueule ? Honnêtement, non. La question à de quoi désarçonner. Pourquoi elle me parle de toute une vie alors qu’on est ici pour parler de régime. Qui dit régime, dit courte échéance. Et pourtant, partir sur un tel raisonnement c’est mettre toutes les chances de son côté pour récidiver et reprendre encore plus de poids !

Ce qu’il compte avant tout c’est avoir des bases solides. La motivation est une bonne base mais ça reste très variable en fonction de votre état d’esprit. Il faut trouver des ressources plus profondes. La raison me semble être un excellent terrain d’exercice. Par exemple, est-ce raisonnable de manger toute la tablette de chocolat plutôt qu’un ou deux morceaux ? Que penser de mon attitude irrespectueuse de mon corps quand je mange à m’exploser la panse ou tout simplement pour finir l’assiette ? Un travail psychologique est inévitable pour faire changer ses habitudes au long terme.

Mangez ce dont vous aimez ! Ne fonctionnez pas sur un principe binaire du tout ou rien mais apprenez la modération. Acceptez d’en manger un peu pour le plaisir mais sans finir le paquet. C’est un travail difficile au début mais qui vous forge un caractère. Et si vous flanchez lors d’un anniversaire, un repas entre amis, ce n’est pas bien grave. Arrêtez de vous focaliser sur la balance mais félicitez-vous dès que vous mangez de manière modérée et raisonnée. La pression du « régime » devrait redescendre fortement enfin libéré de tous ces interdits.

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