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Bières belges

26 février 2010

La bière est une fierté de notre pays. Avec près de 400 bières et une centaine de brasseries, la Belgique est reconnu pour la qualité de ses mousses. L’ingrédient de base est l’orge. Cette céréale, cousine du blé, s’adapte parfaitement à notre climat. En France, et surtout dans le Sud, le climat est plus chaud et la culture du raisin s’y prête mieux. Chacun ses spécialités.

Pour faire de la bière, il faut transformer l’orge en malte. On y arrive par un mouillage des grains pour permettre la germination. Le sèchage stoppe cette germination et on obtient donc du malte. On brasse ensuite dans des grandes cuves avec de l’eau de source. La composition de l’eau influence le goût et la mousse de la bière. Le houblon est ajouté à la bière pour lui donner de la saveur. C’est en quelque sorte son épice. Il y a ensuite fermentation (transformations des sucres en alcool) grâce notamment aux levures. Le pétillant est injecté à la pompe ou – plus rarement – par l’ajout de levures dans les bouteilles. Une bière c’est 5 % d’alcool en moyenne. Chaque bière possède un verre unique en fonction de ses spécificités. Quant à la mousse, les Anglais préfèrent une fine mousse alors que les Allemands et les Belges préfèrent un beau col de mousse.

Le volume de bière par habitant diminue avec le temps notamment aux conditions de travail. Par contre, on constate une augmentation vis-à-vis des bières de tradition comme les trappistes (à ne pas confondre avec les bières d’abbaye qui n’ont d’abbaye que le nom).

Émission radio de la RTBF Bientôt à table: « Les bières » – 30/01/2010.

À voir également: « Coup de pression sur le demi » (Envoyé Spécial).

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Une bière trappiste, kezako ?

2 février 2009

Afin de prétendre à la dénomination de « trappiste » décerné par l’Association Internationale Trappiste, la bière doit être brassée et contrôlée par les moines, confectionnée dans l’abbaye et l’activité doit uniquement servir à subvenir aux besoins de la communauté monastique. Un point d’honneur est mis sur la qualité de la bière et les productions sont donc limitées. À ne pas confondre avec une « bière d’abbaye » (Leffe, Grimbergen, Maredsous) qui se sont largement industrialisées mais portent toujours cette dénomination d’antan. Actuellement, il existe 7 bières trappistes dans le monde: 6 en Belgique et une aux Pays-Bas.

En Belgique, trois viennent de Wallonie: Chimay, Orval et Rochefort). Trois autres viennent de Flandre: Westmalle, Westvleteren et Achel. La Trappe est la dernière produite en Hollande. Ce sont généralement des bières à haute fermentation donc assez fortes. Une Rochefort 10 à 11,3 % se boit avec délectation, mais les effets de l’alcool se font vite sentir. Autant le savoir avant de commencer.

Si on en croit la définition de la trappiste, elle doit respecter trois critères. Pourtant, c’est loin d’être le cas dans la pratique. J’ai contacté les 3 brasseries wallonnes afin d’en savoir un peu plus, mais elles sont restées très laconiques. D’après ce que je sais, la Chimay n’est plus brassée dans l’abbaye même. La production est prise en charge par une société tierce et décentralisée de l’abbaye. Les lieux ne sont pas autorisés au grand public. Aussi, la production est suffisante pour fournir allègrement la grande distribution et 13 autres pays de l’Union européenne.

Trappistes belges

Il en va de même pour les autres trappistes, à l’exception de la Westvleteren. La plupart sont facilement accessibles dans le commerce traditionnel, à la pièce, par lot de 6 ou carrément par bac entier. Et pour une première dégustation, certains commerçants vendent un assortiment des 6 bières belges. On les retrouve également à la carte de nombreux cafés dans toutes les villes du pays. L’industrialisation a pris le pas sur les valeurs initiales de la trappiste et le moine consciencieux habillé de sa toge n’est plus qu’une idée gravée dans l’inconscient collectif et entretenu par le marketing.

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