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Pourquoi du Coca-Cola Zero ?

2 juillet 2007

À votre avis, pourquoi Coca-Cola a-t-il sorti son nouveau produit Coca-Cola Zero ? Nombreux sont ceux qui se disent être capables de reconnaître un coca classique et un coca light simplement par le goût et de préférer la version sucrée. Ce n’est pourtant pas ce que confirment les tests en aveugle. Zero serait donc un coca sans sucre avec le même goût que la boisson originelle. Pourtant, il suffit de boire une gorgée pour se rendre compte d’une différence. Alors, vous avez une idée ?

Vous le savez probablement, il se traîne depuis des années des soupçons sur les effets de l’aspartame sur l’organisme humain. Les dégâts se feraient sentir surtout chez les gros consommateurs. On pense aux Américains qui ne badinent pas avec les tailles. Au Canada, l’aspartame est interdit. Aux États-Unis, la boisson au faux sucre est interdite aux femmes enceintes [1]. Des mesures fortes qui en disent long sur les suspicions liées à l’aspartame. Pour contrer cette mauvaise image, le géant sort son Coca Zero.

Selon certaines sources, il serait à l’origine d’effets nocifs sur le système nerveux central, et serait notamment impliqué dans l’augmentation de la fréquence des cancers. De nombreuses études ont toutefois démenti ces conséquences, pendant que d’autres relancent le débat…

Wikipédia

Seulement voilà… cette énième version du Coca contient lui aussi de l’aspartame. Le zéro sucre ne serait donc pas une stratégie commerciale en prévision à la guerre du sucre synthétique. D’ailleurs, il y a autant d’études sérieuses à charge et à décharge, d’où l’impossibilité de trancher sur le sujet depuis des dizaines d’années. L’explication serait plutôt liée à un meilleur ciblage marketing.

Le Coca light est né suite aux réticences des consommatrices à boire une boisson lourdement chargée en sucre. La version light, sortie il y a 15 ans, vise en priorité les jeunes femmes (25 – 35 ans) soucieuses de leur ligne. Depuis, les produits allégés ont envahi les rayons pour répondre à une demande croissante. Cette image du light est rattaché immanquablement au monde féminin. Les jeunes hommes (16 – 24 ans) ne se reconnaissent pas et ne peuvent s’identifier au produit.

Au niveau du packaging, je ne trouve pas que les couleurs du Coca-Cola light reflètent vraiment leur cible. Avec Coca Zero, l’emballage est plus dur, plus viril (?). Des aplats de noir et un mélange de niveaux de gris sont censés refléter un jeune adulte, créatif, vif, plein de dynamisme et soucieux de son corps ? Les plus paranos ne manqueront pas de voir dans le graphisme, une exploitation commerciale des attentas du 11 septembre: décor new-yorkais, immeubles qui s’effondrent, Zero comme ground zero, etc.

Coca-Cola Zero

Petite anecdote, avez-vous remarqué la faute d’orthographe dans le slogan: « Coca-Cola Zero sucres ». Chez Pepsi on fait dans le même genre: « Maximum de goût — Sans sucres ». Sans être un expert de la langue française, quand il n’y a rien, aucun, zéro sucre c’est qu’il n’y en a pas. La marque s’est défendue en prétextant l’absence de différents types de sucre. Une manœuvre marketing pour insister sur sa faible teneur calorique.

Coca-Cola Zero
www.coca-colazero.fr

[1] Récemment (juin 2009), le Venezuela a retiré la boisson au faux sucre sur tout le territoire pour des raisons de santé publique.

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Le light est-il moins calorique ?

20 juillet 2006

Si j’en crois mon dictionnaire français anglais, « light » signifie léger. Autrement dit, les versions light qu’on retrouve même sur les chips seraient plus légères en terme de calorie que les autres. Le tout est de savoir de combien. Imaginons que le taux de réduction calorique est de 10 %, inutile de croire que j’aurais de belles petites fesses en me gavant de chocolat light.

En cherchant un peu, je m’aperçois qu’il n’y a pas de réglementation en la matière et donc pas de contrôle. Pourotant, ils ne datent pas d’hier. On retrouve les premières traces en France depuis 1964. Seuls les aliments dits « allégés » sont soumis à une règlementation: au moins 25 % de réduction calorique par rapport à un produit de référence. Sauf que… ce sont les marques elles-mêmes qui définissent les produits similaires.

L’effet pervers des produits light est de plusieurs natures. Premièrement, le consommateur ignore souvent ce que cache cette appellation et associe « light » à moins gras, moins calorique. Or, un produit étiqueté allégé en matières grasses peut contenir plus de sucre et au final avoir une teneur calorique identique ou sensiblement moins importante que son origine. Deuxième élément, se persuader que c’est moins calorique va souvent de pair avec une consommation plus importante sans l’effet de culpabilité. Enfin, l’allégé est perçu comme moins goûteux et donc le gourmand a tendance à augmenter les quantités. Au final, on consomme davantage et on grossit. Ces produits brouillent notre raison et notre capacité à l’auto-limitation.

Pas de stress pour les grands buveurs de coca light puisque le sucre des boissons gazeuses est remplacé par un faux sucre (aspartame) et apporte 0 calorie. Ceci dit, la consommation journalière de boissons gazeuses entretiennent le goût du sucre. Pour se défaire des mauvaises habitudes alimentaires ce n’est pas l’idéal. Aussi, sachez que les sodas contiennent des acidifiants très peu recommandables pour l’estomac. Et c’est sans parler du matraquage publicitaire inscrit dans notre subconscient et qui nous induit à la consommation. Conclusion: de l’eau tous les jours et du coca light de temps en temps.

Pour revenir aux produits light, ces aliments allégés perdent généralement de leur saveur, parfois même leur consistance. Les industriels de l’agro-alimentaire ont trouvé la parade: arômes, épaississants et autres additifs. Soyez vigilant et critique en lisant les étiquettes, tout n’est pas aussi rose qu’on souhaite nous le faire croire.

[ Edit 05/05/09 ] Rue89 publie un dossier assez bien fourni sur le sujet.

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