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Lilicup: cupcakes à tomber par terre !
5 octobre 2011
Je voulais passer depuis pas mal de temps dans ce royaume du cupcakes. Vous savez ce petit bout de cake surmonté d’un glaçage et d’une décoration colorée et originale et dont les Françaises en sont folles. À ne pas confondre avec le muffin même s’ils se ressemblent.
L’établissement n’est pas très difficile à trouver. La vitrine est plutôt discrète mais tout en beauté avec son rose fuchsia. On rentre dans le salon de dégustation. Plus loin, le présentoir avec un assortiment de cupcakes et autres spécialités. Ils sont beaux ces cupcakes et difficile de faire un choix. Le vendeur se prête volontiers à la description de chacun d’eux. Certains sont simples et surmontés d’un glaçage. D’autres sont mélangés aux fruits, parfumés aux épices, fourrés à la crème. Le plus dur reste à choisir l’heureux élu. J’opte pour un cupcake bien de chez nous au cuberdon.

Terrasse Lilicup

Vitrine Lilicup

Salon de dégustation

Présentoir de cupcakes

Cupcake au cuberdon
Avouez franchement, la petite assiette joliment garnie et ce splendide cake maison donne envie. Une harmonie des couleurs, des formes tout en douceur, une finition digne des grandes maisons. J’avais presque envie de le laisser là et l’admirer. Après un bref passage de relâchement, je me suis décidé à le manger. J’ai commencé par le cake. En générale, je lui reproche d’être trop sec et sans intérêt tant au niveau gustatif que de la texture. Que neni ! Le gâteau est agréablement moelleux et fondant. Le mélange avec le glaçage et le cuberdon est tout simplement divin. Je n’en ai goûté qu’un seul (pour le moment) mais je vous invite à faire de même. Le personnel est affable et répond généreusement aux questions. Que du bonheur.
Lilicup
65 rue du Page
1050 Bruxelles
Tags : bruxelles, cake, cupcake, gâteau, glacage, lilicup
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Le meilleur glacier de Bruxelles
21 septembre 2011
And the winner is… « Comus & Gasterea » ! Ce n’est pas moi qui le dit mais des amis bruxellois. Après, on peut discuter sur le sens du mot « meilleur ». Meilleur au niveau de la méthode de fabrication ? meilleur en production ? meilleur gustativement ? meilleur sur le respect des matières premières ? A-t-il été récompensé ? Est-il reconnu par ses pairs ? Est-il régulièrement cité par la presse ? De nombreuses questions afin d’émettre un avis plus ou moins objectif. Après, le goût ça reste définitivement une affaire de subjectivité. On peut faire des excellentes glaces, mais si ça ne plait pas au public elles tombent dans l’oubli. Inversement (et c’est bien triste), des glaces chimiques mais plaisantes en bouche trouveront toujours des clients. Enfin bon, revenons à nos moutons crèmes glacées. Pour en avoir le cœur net, je me suis rendu sur la place Sainte Catherine.
Je suis passé une première fois sans l’apercevoir. De loin, la devanture fait penser à une agence Interim ou immobilière. Le nom n’est franchement pas explicite (je n’ai toujours pas compris si le sens) et le logo hasardeux. On fait la file à l’entrée. Il faut dire que l’espace est assez réduit. Un modeste présentoir contient quelques bacs en inox jalousement gardé par l’artisan. On ne voit rien, si ce n’est les glaces sur cornet. Ca me change des autres vitrines où des tonnes de glaces sont exhibées sous toutes les couleurs et parfums.

Je commande deux boules à 1,5 € la pièce: vanille et caramel salé. Deux classiques pour éviter de délirer sur des saveurs inédites. La première est délicieuse. Les grains de vanille croque sous la dent. Ce n’est pas trop sucré mais juste ce que j’aime. Pas besoin d’un demi litre d’eau pour rincer sa bouche trop collante avec la tonne de sucre. La seconde est très onctueuse et porte bien son nom. C’est un régal. Au niveau du goût et de la texture c’est réussi. Au niveau de la technique, il semblerait que tout soit fait de manière artisanale. Vu la foule, je n’ai pas osé poser de questions. Il y aurait plus de 480 saveurs différentes dont des parfums inhabituels: olive, choux de Bruxelles, piment, chicon, trois poivres… Étant donné une production fort limitée, les goûts varient régulièrement.

Tags : bruxelles, Gasterea, glace, glacier
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Pâtisserie Wittamer
6 juin 2011
Depuis toujours, j’entends parler de Wittamer. On en a que pour ce pâtissier de légende, fournisseur officiel de la cour. Je me suis donc rendu à son unique boutique belge ouverte tous les jours de l’année. Dans un premier élan, je suis passé devant s’en me rendre compte. Il y avait du monde en terrasse, cela faisait plutôt penser à un café branché. J’ai reconnu la couleur fushia et le fameux « W ».




Comme je m’y attendais, il y avait un monde fou. J’ai tenté de trouver les frère et sœur Wittamer sans succès. J’ai demandé l’autorisation pour prendre des photos et on m’a laissé faire (contrairement à d’autres boutiques comme Ladurée). Sur le côté gauche, des beaux gâteaux, des pâtisseries à couper le souffle. Sur la droite, un service de crème glacée. Au centre, des quiches, salades… Je n’ai jamais vraiment compris ce que ces préparations salées venaient faire dans une pâtisserie. Selon la vendeuse, c’est une façon de rappeler leur compétence de traiteur. Pour un mariage, les futurs époux commandent le gâteau et peut-être seront-ils intéressés par le service traiteur. Et à y regarder de plus près, on trouve ce type de préparations dans de nombreuses boulangerie/pâtisserie. Il faut juste ouvrir l’œil. D’ailleurs, sur la fiche descriptive des métiers du Forem, on peut lire: « Préparer des produits ‘traiteur’ (quiches, pizzas, plats cuisinés…) ».



Tout ça est bien joli et très alléchant mais que vaut le personnel ? J’ai ciblé une vendeuse et j’ai joué au demeuré. J’ai posé un tas de questions en prétextant une allergie au lactose. À mon grand étonnement, beaucoup de gentillesse et une bonne connaissance des produits. Les vendeuses ne sont pas hautaines, avares de conseils et exaspérées à la moindre hésitation comme c’est le cas dans d’autres établissements. Au final, je me suis dit que ça méritait un petit geste de ma part et j’ai acheté un gâteau. Très bon mais ce n’est pas à tomber raide mort.

Tags : belge, bruxelles, chocolat, sablon, wittamer
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Brasserie Cantillon
17 mai 2010
Je suis allé à une des dernières brasseries du pays à Bruxelles (Anderlecht): Cantillon. Le musée de la gueuze est ouvert tous les jours sans rendez-vous. L’accueil est très agréable et on y passe un bon moment. Le maître des lieux a fait le choix de continuer la méthode ancestrale de faire de la bière, suivant une fermentation spontanée grâce aux levures « sauvages ». On laisse la nature faire les choses d’elle même: pas de levures ajoutées ni de gaz. C’est beaucoup plus lent mais le résultat au final est assez différent de ce qu’on a l’habitude de boire et surtout c’est fait avec plein d’amour.

Extérieur de la brasserie Cantillon

Plaque au bar
Il fut un temps où il existait une centaine de brasseries uniquement à Bruxelles. Aujourd’hui, il ne reste plus que Cantillon et ses 1.200 hectolitres par an dans le meilleur de sa forme. Un grain de houblon à côté des grands groupes mais la philosophie n’est pas de faire du chiffre. Ici, on laisse le temps au temps et le processus de fabrication d’une bière met environ 2 ans et demi, trois ans alors qu’il faut 6 jours aux brasseries modernes !
La lambic est composée d’éléments simples: de l’eau pure, de l’orge maltée et de la fleur de houblon. Le tout est mélangé et mis à bouillir pour faire réduire le mélange et concentrer les sucres naturels. Le futur lambic est alors refroidi dans des grands bacs en cuivre non étamés. De cette façon, il va pouvoir être contaminé par une bactérie présente naturellement dans l’air dans la vallée de la Senne et dans le Pajottenland. Bien des tentatives en dehors de la ville se sont soldées par un échec. Ensuite, il y a fermentation puis élevage en fût de chêne.

Intérieur d’une cuve

Bac refroidissoir de 7.500 litres

Tonneaux, lieu de la fermentation
À l’accueil, on nous demande notre nationalité. « Tiens des Belges, ça nous change ». Visiblement, on vient des 4 coins du monde pour visiter une des dernières brasseries à l’ancienne. Les grands groupes ont le privilège d’être accompagné d’un guide pour la visite. Par contre, les visiteurs spontanés reçoivent simplement une information générale au préalable et un livret pendant la découverte des lieux. Nous croisons un groupe d’Allemands, des Américains et des charmantes Suissesses.
En fin de parcours, une triple dégustation est offerte: Gueuze, Kriek et Framboise. C’est un goût bien particulier. Rien à voir avec les bières du commerce. C’est acide mais reste agréable à boire. Je trouve la Kriek assez fade pour la simple et bonne raison que je la compare à ce que je connais. Ici, tous les sucres ont été transformés lors de la fermentation. La framboise est plus fruitée et très rafraîchissante.

Dégustation

Kriek faite naturellement
Tags : bière, bio, brasserie, bruxelles, cantillon, gueuze, kriek, lambic, musée
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