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Manger quand on a faim
9 juillet 2009
Il vaut mieux manger quand on a faim et inversement. La faim est entendu ici comme un besoin physiologique et non comme une envie passagère d’aliments préférés. Cela semble tellement évident et pourtant. Les médecins et les nutritionnistes nous bassinent les oreilles sur l’importance du petit déjeuner. Il faut manger, et bien manger, à titre préventif. Ne dit-on pas qu’il faut manger comme un roi le matin, comme un prince le midi et comme un pauvre le soir. Sauf que le matin, on préfère rester sous la couette le plus longtemps possible et le petit déjeuner est souvent avalé en quatrième vitesse sans aucune faim, sans aucun plaisir.
Aussi, on nous a habitué à manger à des heures régulières, de manière ponctuelle, trois fois par jour. Ce nombre de trois repas par jour et cette fréquence ne repose sur rien si ce n’est le côté pratique dans la vie quotidienne. On n’imagine mal des employés manger selon leur envie. Notre rythme de vie nous oblige à programmer nos repas à l’avance sans tenir compte de nos besoins. Faim ou pas faim, c’est l’heure de manger au détriment parfois de nos besoins. Trop tôt, l’envie n’y est pas et on mange sans plaisir. Trop tard, on est affamé et on dévore tout ce qui se présente sous la main.
Le mieux est de bien se connaître et prévoir des petits « grignotage » au moment voulu. Vous n’avez pas faim à 7h30 mais plutôt vers 10h30 ? emportez un petit déjeuné au boulot. Mangez plus souvent tout au long de la journée. Trois, cinq, dix fois sur la journée peu importe. Le plus important est la prise calorique totale sur une journée. Mangez avec modération et soyez attentif aux signaux de votre organisme.
La sensation de satiété arrive au cerveau après 20 minutes. D’où l’importance de bien mastiquer, manger lentement et se concentrer sur ce moment. Ce n’est pas évident, tant les distractions sont multiples. Arrêtez de manger quand une satiété modérée apparait. Vous êtes encore capable d’avaler des aliments mais vous laissez le temps aux signaux d’arriver au cerveau. Cela peut être frustrant surtout quand les aliments sont goûteux et nous donne du plaisir.
Avez-vous déjà fréquenté un restaurant gastronomique ? Les mets sont délicats et servis en petites quantités. La maison mise avant tout sur la qualité que la quantité. Le but n’est pas de se remplir la panse mais d’apprécier une bonne cuisine. Pour beaucoup, ressortir du restaurant avec une satiété raisonnable est mal vécu avec cette impression de ne pas en avoir eu pour son argent.
Tags : faim, maigrir, régime
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Alimentation pour tous
29 juin 2008
J’ai participé au débat lancé par la maison du développement durable et animé par Marcel Mazoyer (agronome et économiste français): « Nourrire l’humanité: oui mais à quelles conditions ? ». C’était très instructif même si on se perd facilement dans les chiffres. En vrac, ce que j’ai retenu.
Nous sommes à plus de 6 milliards d’individus sur terre. La démographie est exponentielle depuis des décénies mais l’augmentation diminue depuis des dizaines d’années. Bientôt nous devrions passer en négatif et voir le nombre total de vies humaines diminuer… jusqu’à s’éteindre et laisser place à une espèce survivante. Sur les 6 milliards d’hommes et femmes actuels, 3 milliards ont un pouvoir d’achat insuffisant (moins de 2 €/jour) afin de se nourrir. On estime qu’un individu adulte a besoin d’environ 2000 Kcal de nourriture diversifiée pour satisfaire ses besoins élémentaires. Chaque année, 9 millions d’individus meurent de faim.
La très grande majorité des pauvres malnutris, sous-alimentés et victimes de la faim sont des paysans. Ces derniers reçoivent 30 % de la valeur réelle de leur marchandise. Ils sont aujourd’hui près de 43 % mais ce pourcentage ne cesse de diminuer au fil du temps.
Une des raisons de cette situation a été possible grâce aux nouveaux moyens de transport. Jadis, les familles cultivaient leur blé. Imaginons qu’un train fournisse les gares en blé, il faudrait plus d’une journée de calèche pour récupérer deux sacs de blé. Autrement dit, ça n’en valait pas la peine. Actuellement, les marchandises partent d’un point et sont fournies pratiquement à domicile.
Les producteurs produisent en quantité suffisante pour permettre l’exportation. Ils sont capables de satisfaire la demande locale et de fournir d’autres pays. Une concurrence s’installe parmi les producteurs et les plus productifs irriguent les pays en déficit.
Une erreur souvent commise, c’est de croire que nous sommes en mesure de produire en suffisance pour toute la planète. Or, le marché répond à une demande solvable. Tant que les malnutrits ne possèdent pas l’argent nécessaire à acheter leur nourriture, ils sont condamnés à mourir de faim. Et ce n’est pas l’infime partie de l’aide alimentaire d’urgence qui pourra renverser les choses.
Tags : alimentation, faim, pauvreté
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