Articles tagués ‘maigrir’
Montignac: régime de forçat
1 janvier 2011
Pour contrer un léger surpoids, je suis allé voir mon médecin pour savoir ce qu’il en pensait. Très étonné, il m’a parlé de la méthode Montignac. Il en parlait tellement bien, que ça devenait presque suspect. Heureusement, d’autres régimes sont venus dans la discussion. Et puisqu’il entamer un régime comme on entre en guerre, j’ai commencé par lire « Je mange donc je maigris ».
Au temps le dire tout de suite, ça m’a gonflé dès la première page. La préface est un témoignage neuneu d’un cardiologue canadien. La méthode paraît miraculeuse et sans contrainte. Vous avez toujours rêvé de perdre des kilos mais sans succès, alors Montignac est fait pour vous. Ensuite, il démonte le modèle diététique communément accepté par notre société fondé sur les calories. Étrangement, ces menus ressemblent furieusement de ceux qu’il dénonce. On en arrive très vite à parler des aliments. On commence avec le sucre. Je m’arrête d’être ouvert à la méthode quand je lis des affirmations telles que: « Ne consommez donc plus de sucre !». Voilà donc une position radicale qui a le mérite d’être claire. Tout le reste c’est du même genre.
Le régime se fait sur deux phases et la première consiste à détecter l’indice glycémique des aliments. Il faut évidemment privilégier ceux à taux faible (en-dessous de 35). Pour avoir une idée de ce qui est interdit (pas bien !), toléré (pas bien !) et conseillé (bien !), consultez le tableau de l’index glycémique. Du coup, ça fait de la méthode un régime sans restriction. C’est certain, on peut mal de grossir avec des lentilles, des carottes et des asperges. Voilà comment l’auteur arrive à baser toute sa communication sur le manger à volonté. Pour pinailler un peu, et relever une contradiction de plus, il suggère tout de même de manger généreusement au matin, moyennement à midi et très léger au soir.

Sur le recto du livre, on trouve cet extrait: « Sans privation, sans restriction et d’une efficacité durable… ». Tout le livre n’est que privation ! Et je ne suis pas de mauvaise foi. Vous n’avez pas droit au sucre, pommes de terre, certains légumes cuits, alcool, café, limonades, jus de fruits… Vous sont autorisés les yahours maigres, les légumineuses, certains fruits uniquement à jeun, aux pâtes que si elles sont intégrales ou si elles sont au blé dur et pastifiées (cette information est invérifiable en pratique). En fin de compte, votre petit déjeuner c’est du pain intégral avec un yaourt nature et des flocons d’avoine. Hmmm… quel régal ! Et en allant voir sur les forums, je vois des gens désemparés parce qu’ils ne savent pas si tel fruit sec est autorisé ou non.
Il faudra qu’on m’explique comment on fait pour passer d’une alimentation débridée sans limites à un régime aussi sévère. Et à lire les propos de Michel Montignac, il n’y a pas de place pour le laxisme dans la première phase. Au restaurant, remplacez les glucides par des crudités. Chez les amis, faites semblant de boire du vin. Au boulot, prévoyez votre plat de lentilles. Selon moi, c’est la meilleure méthode pour faire des personnes frustrées et coupables dès qu’elles transgressent les consignes. Certes, la phase deux est plus souple mais le message en filigrane est toujours du même genre.
Tags : maigrir, montignac, régime
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Manger quand on a faim
9 juillet 2009
Il vaut mieux manger quand on a faim et inversement. La faim est entendu ici comme un besoin physiologique et non comme une envie passagère d’aliments préférés. Cela semble tellement évident et pourtant. Les médecins et les nutritionnistes nous bassinent les oreilles sur l’importance du petit déjeuner. Il faut manger, et bien manger, à titre préventif. Ne dit-on pas qu’il faut manger comme un roi le matin, comme un prince le midi et comme un pauvre le soir. Sauf que le matin, on préfère rester sous la couette le plus longtemps possible et le petit déjeuner est souvent avalé en quatrième vitesse sans aucune faim, sans aucun plaisir.
Aussi, on nous a habitué à manger à des heures régulières, de manière ponctuelle, trois fois par jour. Ce nombre de trois repas par jour et cette fréquence ne repose sur rien si ce n’est le côté pratique dans la vie quotidienne. On n’imagine mal des employés manger selon leur envie. Notre rythme de vie nous oblige à programmer nos repas à l’avance sans tenir compte de nos besoins. Faim ou pas faim, c’est l’heure de manger au détriment parfois de nos besoins. Trop tôt, l’envie n’y est pas et on mange sans plaisir. Trop tard, on est affamé et on dévore tout ce qui se présente sous la main.
Le mieux est de bien se connaître et prévoir des petits « grignotage » au moment voulu. Vous n’avez pas faim à 7h30 mais plutôt vers 10h30 ? emportez un petit déjeuné au boulot. Mangez plus souvent tout au long de la journée. Trois, cinq, dix fois sur la journée peu importe. Le plus important est la prise calorique totale sur une journée. Mangez avec modération et soyez attentif aux signaux de votre organisme.
La sensation de satiété arrive au cerveau après 20 minutes. D’où l’importance de bien mastiquer, manger lentement et se concentrer sur ce moment. Ce n’est pas évident, tant les distractions sont multiples. Arrêtez de manger quand une satiété modérée apparait. Vous êtes encore capable d’avaler des aliments mais vous laissez le temps aux signaux d’arriver au cerveau. Cela peut être frustrant surtout quand les aliments sont goûteux et nous donne du plaisir.
Avez-vous déjà fréquenté un restaurant gastronomique ? Les mets sont délicats et servis en petites quantités. La maison mise avant tout sur la qualité que la quantité. Le but n’est pas de se remplir la panse mais d’apprécier une bonne cuisine. Pour beaucoup, ressortir du restaurant avec une satiété raisonnable est mal vécu avec cette impression de ne pas en avoir eu pour son argent.
Tags : faim, maigrir, régime
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S’interdire c’est grossir à coup sûr !
29 juin 2009
Je me souviens des propos de ma diététiciennes: « Êtes-vous capable de vous priver de tel ingrédient à vie ? ». Suis-je capable de me priver d’un bon paquet de frites, de toutes ces bonnes pâtisseries, des chips et autres amuse-gueule ? Honnêtement, non. La question à de quoi désarçonner. Pourquoi elle me parle de toute une vie alors qu’on est ici pour parler de régime. Qui dit régime, dit courte échéance. Et pourtant, partir sur un tel raisonnement c’est mettre toutes les chances de son côté pour récidiver et reprendre encore plus de poids !
Ce qu’il compte avant tout c’est avoir des bases solides. La motivation est une bonne base mais ça reste très variable en fonction de votre état d’esprit. Il faut trouver des ressources plus profondes. La raison me semble être un excellent terrain d’exercice. Par exemple, est-ce raisonnable de manger toute la tablette de chocolat plutôt qu’un ou deux morceaux ? Que penser de mon attitude irrespectueuse de mon corps quand je mange à m’exploser la panse ou tout simplement pour finir l’assiette ? Un travail psychologique est inévitable pour faire changer ses habitudes au long terme.
Mangez ce dont vous aimez ! Ne fonctionnez pas sur un principe binaire du tout ou rien mais apprenez la modération. Acceptez d’en manger un peu pour le plaisir mais sans finir le paquet. C’est un travail difficile au début mais qui vous forge un caractère. Et si vous flanchez lors d’un anniversaire, un repas entre amis, ce n’est pas bien grave. Arrêtez de vous focaliser sur la balance mais félicitez-vous dès que vous mangez de manière modérée et raisonnée. La pression du « régime » devrait redescendre fortement enfin libéré de tous ces interdits.
Tags : grossir, kilo, maigrir, poids
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Xenical, pilule anit-obésité
8 février 2009
L’industrie pharmaceutique regorge d’idées pour mettre au point le énième produit révolutionnaire contre les kilos superflus. Tout est bon pour convaincre ces hommes, et surtout ces femmes, à en finir avec la cellulite et les bourrelets disgracieux. Et quoi qu’on en dise, il n’existe pas de pilule miracle. Et c’est tant mieux ! On ne peut pas résoudre un problème aussi complexe que le surpoids ou l’obésité en gobant une petite gélule. Quand bien même il aurait un effet visible, l’arrêt du médicament provoque inévitablement une reprise de poids, souvent plus importante. Il est plus intéressant d’avoir une réflexion sur ses habitudes alimentaires et déterminer ses faiblesses avec l’aide d’un spécialiste.
Malgré ces précautions bien sages, il y aura toujours des gens pour espérer maigrir rapidement, sans rien faire, ou mieux encore, en mangeant à volonté ! Le cas le plus connu est celui du Xénical. Accessible sur ordonnance, il empêche les lipides de pénétrer dans le tube digestif. Tout n’est pas aussi rose qu’on veut le faire croire. Premièrement, le traitement est réservé aux personnes fortes (IMC > 28). Aussi, il doit être accompagné d’un régime alimentaire. Plus délicat, il occasionne des effets secondaires désagréables: crampes intestinales, diarrhées intempestives, incontinence fécale, maux de tête.
D’un point de vue commercial, le Xénical est en fin de vie. Il souffre également d’une mauvaise image en raison des critiques acides et de la forte suspicion de ses performances par les experts de la santé. L’industrie pharmaceutique lui a donc donné une deuxième jeunesse. On garde le même produit, la même firme (GSK) mais on change de nom (Alli) et de conditionnement (60 g au lieu de 120 g). La perte de poids (régime + traitement) est évaluée à 4,4 kg sur 6 mois en moyenne.
Déjà en vente libre aux États-Unis, Alli est un succès commercial. Il fera son apparition sur le marché belge et français à partir de mai 2009. Il sera accessible sans ordonnance en pharmacie. Le risque de ce « médicament » est d’attirer des personnes avec seulement quelques kilos en trop. L’autre dérive se situe au niveau de la posologie; les doses sont multipliées par manque de résultat. En principe, le pharmacien devrait jouer son rôle préventif et refuser la vente du produit si nécessaire (il en va de sa responsabilité).
Source: À la carte, « Pilule minceur » – France3.
À voir également « La minceur en ligne de mire » d’Envoyé Spécial.
Tags : maigrir, medicament, minceur, obésité, réductil, xenical
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Savoir maigrir, le livre
20 juillet 2007
Dans son livre « Savoir maigrir », le docteur Jean-Michel Cohen met en évidence le paradoxe de notre société actuelle. D’un côté, les médias mettent en valeur des jeunes filles minces (maigres ?) et prônent un corps « dégraissé » comme critère de beauté. De l’autre côté, les industriels de l’agro-alimentaire mettent sur le marché de plus en plus de produits, plus de saveurs, des plats faciles à préparer, des produits allégés… Les grands groupes mettent le paquet pour gagner en visibilité et vont jusqu’à imposer leur produit dans les commerces ou payent les écoles pour accueillir des distributeurs de sodas et barres chocolatées. Sans compter la multiplication des fast-food, pizzeria, snack, friterie, plats à commander ou à emporter… « Quand réalisera-t-on la force du hiatus ? » (J-M Cohen).

M. Cohen dénonce tout ces régimes farfelus: « mangez à volonté sans effort et maigrissez rapidement ». Il termine son livre par des propos qui peuvent faire froid dans le dos mais qui font preuve de bon sens. Un « régime » est efficace si on est capable de s’y tenir toute une vie. Chose impossible si les changements alimentaires sont trop importants, les menus restrictifs, la sensation de faim permanente ou le régime inadapté à son mode de vie.
Lisez les témoignages des personnes qui souhaitent perdre du poids. La plupart chassent les produits caloriques. Or, l’ennemi ne se trouve pas dans la diversité mais dans les excès alimentaires. Comme dit l’expression: la dose fait le poison. Manger un paquet de frites à l’occasion n’est pas néfaste pour la santé. Manger tous les soirs des frites par contre peut devenir un problème. Dès lors qu’on apprend à manger intelligemment, c’est-à-dire en fonction de ses envies et de la valeur nutritionnelle des aliments, il n’y a pas de raison d’avoir faim ou de se priver. Mangeons de tout sans excès.
Je viens de vérifier une théorie à laquelle je n’y croyais pas du tout: on s’habitue à manger moins sucré. C’est la même chose que pour le sel. Certains salent leur plat avant même d’avoir goûté et augmente à chaque fois leur consommation. On peut faire le chemin inverse et diminuer progressivement les doses sans ressentir un manque. C’est un travail contraignant au début mais auquel on s’accommode assez vite. Ainsi, il est possible de se passer de dessert sucré sans avoir l’impression d’un manque. Entretenir le goût du sucré est un cercle vicieux auquel on a vite fait d’être dépendant.
Tags : hygiène, maigrir, régime, surconsommation
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