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Du porc dans les bonbons
10 mai 2009
Je mangeais des bonbons qui ressemblent à des fraises Tagada et c’est là que mon amie me dit: « C’est bon la gélatine de porc ? ». Je savais qu’on mettait du colorant de cochenilles écrasées mais pas du porc. Et pour preuve, elle est clairement indiquée sur la liste des ingrédients. En réalité, cette gélatine – anciennement connue sous le nom de code E441 – est largement utilisée par les industriels alimentaires (yaourts, confiserie, plats préparés, charcuterie, glaces, pâtisserie) mais aussi dans d’autres secteurs comme l’industrie pharmaceutique (gélules, capsules) ou cosmétiques (shampooing, crème). Son origine provient de la peau de porc, la peau de bovin ou des os.
La réglementation oblige les fabricants d’indiquer tous les ingrédients et l’origine de l’animal pour les dérivés. Bien souvent, il s’agit de gélatine de porc mais les industriels rechignent à se plier à cette obligation. En effet, certaines personnes pratiquantes – comme les Musulmans ou les Juifs – ne sont pas autorisées à consommer la viande de porc et ses dérivés.
La gélatine donne de l’onctuosité, du moelleux et de l’épaisseur aux aliments. Intéressant pour tous les aliments allégés qui perdent souvent de leur texture par suppression de la graisse. Il existe très peu d’alternatives d’origine végétale aussi performantes surtout d’un point de vue de la rentabilité. Les producteurs ne communiquent pas beaucoup à ce sujet. Sans doute à cause de la mauvaise image du porc. Néanmoins, on peut lire sur le site d’Haribo:
La Société HARIBO utilise essentiellement de la gélatine extraite de peaux de porcs – la plus utilisée dans l’industrie alimentaire – pour la fabrication de ses confiseries destinées au marché français et occasionnellement de la gélatine de bœuf pour les produits destinés à certains circuits spécialisés.
Tags : bonbon, E441, gelatine, haribo, porc
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Castration à vif des porcelets
31 mars 2009
Dans un cours de boucherie, j’ai découvert que la castration des porcs mâles se faisait à vif. Les éleveurs préfèrent arracher à la main les testicules des porcelets plutôt que de les soumettre à une castration sous anesthésie. Ce type de procédé barbare est rapide (environ 10 secondes par bête) et le coût est réduit. La castration à vif existe depuis des décennies mais ce n’est que depuis le début des années 2000 qu’une forte pression des consommateurs exigent des méthodes plus respectueuses pour l’animal.
Dans le journal Vers l’avenir du 21 mai 2007, Gaia continue de condamner ce genre de pratique toujours d’actualité en Belgique: « Plus de 5 millions de porcelets sont castrés à vif, dans une douleur indescriptible, à l’aide d’une pince ou d’un couteau, par l’éleveur lui-même ». J’ai contacté le ministre Benoît Lutgen (22/04/09) pour en savoir un peu plus. Il m’a renvoyé vers la ministre Onkelinx étant donné que le bien être animal est une matière fédérale et relève de la santé publique (!). Il précise néanmoins qu’un arrêté royal devrait prévoir l’anesthésie des porcs à partir de 7 jours. Un conditionnel qui en dit long sur les motivations à vouloir changer les choses.
Il y a plusieurs raisons à la castration. Un porc castré ne produit pas d’hormones sexuelles. Il est donc plus tranquille et moins agressif vis à vis de ses congénères. Plus dociles, c’est aussi un avantage pour l’éleveur. Du point de vue de l’animal, la bête engraisse plus rapidement et l’odeur de la viande est beaucoup moins forte que celle du verrat.
En cherchant un peu, j’ai trouvé un document de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) sur la castration des porcelets.
- Lavez le scrotum à l’eau chaude et au savon, puis séchez-le.
- Faites descendre le testicule dans le scrotum avec votre doigt, puis saisissez fermement le scrotum sous le testicule entre le pouce et l’index.
- Pratiquez une coupure de 1 à 2 cm de long sur le fond du scrotum. Le testicule doit sortir par l’ouverture.
- Tirez le testicule en dehors du scrotum et coupez à travers le cordon blanc en épargnant le vaisseau sanguin rouge.
- Tirez le testicule encore plus en dehors et faites-le tourner plusieurs fois avant de couper le vaisseau sanguin entortillé en le grattant de haut en bas avec le couteau, ce qui contribue à réduire le saignement. Ne tirez pas pour briser le vaisseau sanguin.
Archives des documents de la FAO

Reste à savoir qui supportera les frais supplémentaires à l’alternative au modèle classique. Le consommateur est-il prêt à débourser davantage pour le bien être animal ? Une mention sur la nature de la castration sera-t-elle visible pour justifier du coût supplémentaire et sensibiliser par la même occasion les acheteurs ?
Tags : castration, cochon, porc
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